SCB

D'entrée de jeu j'étais contre la subvention exceptionnelle de 800 000 euros au SCB pour au moins de deux raisons.


Primo, j'estime qu'en temps de crise, l'argent public doit être géré avec la plus grande rigueur. Donner 800 000 euros au SCB c'est faire l'impasse sur des équipements sportifs structurants dont la Corse a grandement besoin, c'est délaisser le sport amateur qui compte aussi sur nous pour survivre et c'est faire passer le CREPS au second plan.
Je regrette d'ailleurs que le Président de l'Exécutif n'ait pas mis en application son discours de campagne qui insistait sur la nécessité d'assainir les finances de notre collectivité qui n'avait plus les moyens de se disperser.

Secondo, je suis intimement persuadée que cette somme ne réussira pas à sauver le "soldat sporting", elle réussira tout au plus à colmater momentanément un déficit structurel.
Dans le sport, plus encore qu'ailleurs, les échecs doivent servir de leçon et la force de les surmonter doit conduire à la victoire.

Lors du débat, la proposition de Corsica Libera qui visait à donner au SCB les 800 000 euros sous forme d'avance sur leur dotation des quatre prochaines années était une solution acceptable de mon point de vue.
Ainsi, nous pouvions concilier les intérêts de la CTC et ceux du club.
Hélas, les dirigeants du club nous ont expliqué qu'ils avaient besoin du beurre et de l'argent du beurre vis à vis de la DNCG.

Dans ces conditions, ma position n'a donc pas variée et je me réjouis que notre groupe ait décidé d'avoir une position unanime et courageuse.

27 Juin 2010